Porter son enfant en écharpe
- Thème : maternage
Sommaire du dossier
- Le portage, c’est quoi ?
- Quels sont les avantages, les bénéfices pour les parents ?
- Cela développe-t-il un sentiment de sécurité chez l’enfant ?
- Pourquoi le contact physique est-il si important pour le nouveau-né et le jeune enfant ?
- Quel est l’impact sur le développement psychologique, physique et moteur ?
- Le portage n’empêche-t-il pas l’enfant de s’ouvrir au monde et de se détacher de ses parents ?
- Encouragez-vous les mamans à porter un enfant prématuré ?
- Associations et ateliers de portage en Lorraine
- Associations et ateliers de portage en Alsace
- Sites Internet d’information sur le portage en écharpe
- Où acheter une écharpe de portage ?
Le portage de son enfant contre soi est une activité tout terrain qui offre de nombreuses possibilités de balades… loin des pots d’échappement ! Un bon porte-bébé est peu encombrant, il ne prend pas de place dans un sac… Mais pas seulement.
Isabelle E. formatrice au sein de l'afpb, nous explique pourquoi le portage est en plus un formidable moyen d’épanouissement de l’enfant, du parent et de la relation parent/enfant.
Le portage, c’est quoi ?
Le portage, c’est quoi ?
Le portage des enfants est une méthode ancestrale qui consiste à porter son petit contre soi. Les techniques de portage sont très variées suivant les cultures et la plupart des bébés dans le monde sont portés en permanence par les mères notamment dans les pays non industrialisés.
Comment est-ce apparu ?
Depuis les débuts de l'humanité, le portage a assuré la survie physique des petits de l'homme. Nos ancêtres menaient une vie de nomade, vivant de chasse et de cueillette et se déplaçant en permanence. Il était beaucoup trop dangereux de poser un nourrisson quelque-part, les dangers et les prédateurs étaient partout. D'autre part, le portage a permis le développement psychique du petit d'homme : c'est ce contact permanent qui a permis l'apprentissage, la transmission des connaissances et par conséquent l'émergence de la civilisation. Quand on observe un nouveau-né, on remarque qu’il a le réflexe inné de s'agripper avec ses mains, comme son ancêtre le singe le faisait à la fourrure de sa mère. Quand on allonge un nouveau-né sur le dos, il plie automatiquement ses jambes et prend une position idéale pour s'agripper et être porté sur la hanche. L'homme est un porteur (ou porté) actif contrairement aux bébés kangourous qui eux sont passifs.
Quelle est l’évolution du portage dans le monde ?
De l’Asie à l’Afrique, en passant par l’Amérique Latine, l’Océanie ou le Pôle Nord, les mamans dans les sociétés traditionnelles portent leur bébé. Les Inuits du Grand Nord les portent nus, à même la peau dans une espèce de poche dorsale, bébé esquimau n’a jamais froid. En Afrique, beaucoup de mamans travaillent toute la journée, leur enfant sur le dos, enroulé dans un pagne. Dans les tribus primitives de l’Amérique Latine et en Papouasie-Nouvelle-Guinée, les tout-petits sont souvent lovés dans un filet retenu par le front de la maman. En Europe, la tradition du portage s’est perdue depuis longtemps, sa réapparition dans les mentalités occidentales date des années 1970. S’inspirant des techniques primitives, elle s’est vite transformée en un portage « moderne » adapté à la civilisation occidentale. Sur toute la planète, des mères portent leur bébé une grande partie de la journée. En Colombie, on s'est inspiré de ce mode de contact ancestral pour mettre au point la méthode « mère kangourou » : pour des raisons économiques, des expériences de portage permanent de bébés prématurés ont été testées dans les maternités de Bogota. Porté 24h/24 contre la peau d’un parent, d’un oncle, d’une grand-mère, l’enfant prématuré ne connaît pas la couveuse et rattrape naturellement son retard. Cette expérience très concluante se pratique déjà beaucoup en Allemagne et dans les Pays Scandinaves.